Leçon d’histoire : le programme d’euthanasie des nazis

Les mouvements en faveur de l’euthanasie apparaissent fin XIXe siècle avec les théories raciales issues du darwinisme. Les théories développées par Charles Darwin sont interprétées pour justifier l’application à l’homme du principe de la survie du plus fort et de sélection de l’espèce.

En 1920, l’ouvrage Die Freigabe der Vernichtung lebensunwerten Lebens (L’autorisation de l’annihilation de la vie dénuée de valeur) de Karl Binding et Alfred Hoche propage en Allemagne les concepts de « esprits morts » et « existences superflues ». Les deux auteurs réclament « l’élimination des malades incurables et des fous à la demande de leurs parents ou d’une commission composée de deux médecins et de deux juristes qui auraient examiné en profondeur le dossier de la personne concernée. Parmi les raisons évoquées — et par la suite reprises par les nazis — figurait la nécessité d’éviter de dépenser un argent qui pourrait servir autrement à des fins « productives » ».

Lorsque Hitler prend le pouvoir il met en place un « programme d’euthanasie ».

Annoncée dans Mein Kampf, la volonté de Hitler de stériliser les patients atteints d’une maladie héréditaire se traduit le 14 juillet 1933 par la loi sur la stérilisation forcée. Cette législation ne suscite pas d’autre opposition que celle de l’Église catholique. À partir de 1933, une intense campagne de propagande utilisant films, livres, brochures et affiches est lancée sur le coût que représentent les malades mentaux : On peut citer le film nazi Une existence sans vie, qui se termine par la phrase « N’est-ce pas l’exigence de l’amour : délivre ceux que tu ne peux guérir ! »

En juillet 1939, Hitler envisage l’extension des mesures de destruction des « vies sans valeur » déjà mises en œuvre pour les enfants handicapés et d’incorporer malades psychiques adultes, les personnes hospitalisés depuis plus de 5 ans, les inaptes au travail….au programme d’assassinat : « Le Reichsleiter Bouhler et le docteur en médecine Brandt sont chargés, sous leur responsabilité, d’étendre les attributions de certains médecins à désigner nominativement. Ceux-ci pourront accorder une mort dite de compassion aux malades qui auront été jugés incurables selon une appréciation aussi rigoureuse que possible. »— Adolf Hitler. Les nazis entament des discussions avec des médecins notoirement favorables à l’euthanasie et met en place une organisation destinée à camoufler l’assassinat d’enfants handicapés. L’opération comporte d’abord la sélection des victimes par une commission de contrôle (jugeant le plus souvent sur dossiers), le transfert vers l’un des six instituts d’euthanasie répartis sur tout le territoire, l’exécution par le monoxyde de carbone, l’incinération ; un avis de décès et des condoléances sont adressés aux familles.

Source Wikipédia